Jeunes morts dans un commissariat au Congo: les familles veulent être indemnisées

Les familles des treize jeunes garçons qui ont trouvé la mort dans un commissariat de police de Brazzaville, dans la nuit du 22 au 23 juillet dernier, ont demandé à l’Etat de les indemniser après avoir supporté les frais des obsèques. Elles vont inhumer leurs enfants selon leur propre programme, car le gouvernement n’a pas répondu à la société civile qui lui demandait d’organiser une cérémonie officielle des obsèques et un deuil national.

Avec la mort de leurs enfants, les familles des victimes affirment avoir vécu un deuxième drame à Mpila, quartier où se situe le commissariat de Chacona où les treize jeunes garçons ont trouvé la mort dans des circonstances non encore élucidées à ce jour.

Elles parlent de deuxième drame en faisant allusion aux explosions d’un dépôt de munitions et d’armes de l’armée en 2012 : ces explosions avaient fait près de 300 morts, toujours à Mpila.

Les victimes des explosions avaient été indemnisées ; nos enfants morts dans un commissariat de police doivent l’être aussi parce qu’un commissariat n’appartient pas à un particulier, mais à l’Etat, soutiennent les familles.

L’Etat doit impérativement réparer le préjudice subi, murmurent ces mêmes familles qui ont été reçues vendredi 3 août par le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou qui leur a clairement indiqué que le gouvernement prendrait en charge les frais d’inhumation des victimes du commissariat de Chacona. Supporter les frais d’inhumation ne suffit pas : il nous faut une indemnisation propre, répètent les familles.

C’est en principe cette semaine que chaque famille va enterrer son ou ses morts selon un programme qui lui convient.

rfi