dimanche , 17 décembre 2017
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Angola: le clan de l’ex-président perd du terrain dans le secteur économique

Angola: le clan de l’ex-président perd du terrain dans le secteur économique

C’est une reprise en main qui se confirme en Angola. Le clan familial de l’ancien président Dos Santos qui tenait les secteurs clés de l’économie est obligé de les lâcher. Le nouveau président Joao Lourenço est en train de limoger les membres du clan à la tête des sociétés publiques et des administrations. Dernier exemple en date : la Sodiam, la société publique de diamant s’est retirée d’un bijoutier suisse détenu par le mari d’Isabel Dos Santos la fille de l’ancien président, elle-même déjà limogée à la mi-novembre de la société pétrolière nationale angolaise, la Sonangol.

Ce n’est pas encore une chasse aux sorcières, mais c’est déjà une reprise en mains. Le départ de la société diamantifère angolaise, d’un bijoutier suisse appartenant au clan Dos Santos est un nouveau signal envoyé aux héritiers de l’ancien président. Et en ce moment, les signaux sont on ne peut plus clairs.

A la mi-novembre, Isabel Dos Santos est limogée de la Sonangol, la vache à lait du régime. Quelques jours plus tard Semba communication, société qui appartient à deux des fils de l’ancien président, est éjectée de la télévision publique. Malaise aussi dans le secteur de la téléphonie, détenue par les filles Dos Santos lorsque le président Joao Lourenço décide de l’ouvrir à la concurrence. A cela s’ajoutent les limogeages de plusieurs affidés du clan.

Banque centrale, services de renseignements et police, l’ampleur et la rapidité de la reprise en main surprend tous les observateurs. Chacun regarde maintenant du côté du Fonds souverain angolais, cinq milliards de dollars dans la poche de Filomeno, l’un des fils Dos Santos. Il fait l’objet de rumeurs de limogeage. Le clan est menacé, mais pour autant, aucune accusation directe de corruption ni aucune poursuite judiciaire. Il est vrai que jusqu’au prochain congrès du MPLA, prévu pour début 2018, Edouardo Dos Santos l’ancien président, est toujours le chef du parti.

rfi

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