RDC: arrestation de plusieurs membres du mouvement citoyen Congolais debout

Sept membres du mouvement citoyen Congolais debout, lancé il y a un an par l’homme d’affaires angolais Sindika Dokolo, sont actuellement retenus à l’ANR, l’Agence nationale de renseignements.

Ils y ont été conduits mercredi soir après avoir été entendus par la police. L’avocat du mouvement demande à ce qu’ils soient libérés. Et sur les circonstances de leur arrestation, les versions divergent.

Selon leur avocat, Me Hervé Diakise, six des militants ont été arrêtés à l’extérieur de l’université de Kinshasa, au niveau des arrêts de bus, alors qu’ils étaient en train de sensibiliser la population au « danger » que représente, selon eux, la machine à voter qui doit être utilisée pour les élections de décembre. Le 7ème militant, également avocat du mouvement, était sur place, mais aurait été interpelé « dans un second temps », selon la même source et « dans l’exercice de son métier », alors qu’il était parti « s’enquérir de la situation » des premiers militants arrêtés.

« Faux », répond le chef de la police de Kinshasa, le général Kasongo. Il reproche au contraire aux militants d’avoir mené leur opération dans l’enceinte de l’université, lieu qui au regard de la loi doit rester « apolitique » dit-il. Il en veut pour preuve que les militants auraient d’abord été interpelés par « les services de sécurité de l’université avant d’être remis à la police ». Ils ont ensuite été entendus au siège du commissariat provincial, puis, toujours selon le général Kasongo, qui les accuse de « trouble à l’ordre public » conduit à l’ANR, l’agence nationale de renseignement.

Pourquoi dans ce lieu plutôt qu’au parquet, comme c’est le cas habituellement. « Il nous faut mener des investigations sur leurs donneurs d’ordre » justifie le général. L’avocat des militants, lui, demande leur libération immédiate.

rfi