RCA: le directeur d’Onusida à Paoua pour évaluer les besoins

Le directeur exécutif de l’Onusida est en voyage officiel en Centrafrique. Le taux de prévalence du virus est de 4%, 110 000 personnes vivent avec le sida. Michel Sidibé était en déplacement mardi dans l’ouest du pays, dans la ville de Paoua, avec le ministre centrafricain de la Santé. Objectif : écouter les communautés touchées par le virus du sida et évaluer leurs besoins.

L’hôpital général de Paoua dispose d’une unité spécialisée dans le traitement du VIH. Des patients et des personnels soignants sont venus y accueillir Michel Sidibé. Le directeur exécutif d’Onusida est conscient des défis à relever : « Le système de santé s’est effondré complètement et aujourd’hui on sait que malheureusement les médicaments ne sont plus disponibles. Nous n’avons que 20% des enfants qui ont accès au traitement, ici, du sida. Nous avons moins de 35% [de la population] en général. Et surtout, dans ces situations humanitaires, ces situations sont caractérisées par les violences contre les femmes. Donc il faut mener ce combat sur ces zones humanitaires. »

Des besoins qui sont énormes et qui dépassent le cadre de la santé publique. Car résoudre les problèmes de santé pour favoriser la résolution du conflit, Michel Sidibé y croit, tout comme le ministre de la Santé, Pierre Somse. « La santé c’est le creuset de la paix et de la cohésion sociale, dit-il. Aujourd’hui on ne peut pas dissocier la propagation, le défi du sida, d’autres facteurs, d’autres dimensions de la vie des gens qui sont en situation de crise puisque cette crise a également potentialisé et renforcé les facteurs de risque de propagation. »

A Paoua, les ONG comptabilisent en moyenne chaque mois 150 cas de violences sexuelles perpétrées par les groupes armés.

rfi