France: un collaborateur de Macron suspendu après avoir frappé un manifestant

Un collaborateur d’Emmanuel Macron, responsable de sa sécurité durant la campagne présidentielle, a été suspendu de ses fonctions pour avoir agressé un manifestant à Paris le 1er-Mai, rapporte le journal Le Monde dans un article accompagné d’une vidéo de l’incident, mis en ligne ce mercredi 18 juillet.

Dans la vidéo on peut voir Alexandre Benalla, équipé d’un casque à visière des forces de l’ordre alors qu’il n’est pas policier, s’en prendre à un jeune homme à terre pendant une manifestation qui se tenait place de la Contrescarpe, dans le Ve arrondissement de Paris.

« L’homme casqué, visiblement hors de lui traîne (le jeune homme) au sol, le saisit violemment au cou par-derrière puis le frappe à plusieurs reprises », écrit Le Monde, qui affirme que « le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a confirmé que M. Benalla était bien l’homme de la vidéo ».

Selon le directeur de cabinet, Alexandre Benalla a bien reconnu être l’homme mis en cause. Emmanuel Macron a réclamé « des sanctions ». L’homme a été suspendu de ses fonctions pendant deux semaines puis muté à des fonctions administratives à l’Elysée « où il s’occupe de la sécurité d’événements organisés à l’intérieur du Palais, comme des rencontres avec des entreprises ou la célébration de la victoire des Bleus au Mondial », conclut l’article.

Emmanuel Macron ne réagit pour le moment pas

En déplacement en Dordogne, Emmanuel Macron n’a pas réagi à ces informations, rapporte notre envoyé spécial à Périgueux, Anthony Lattier. « Je ne ferai aucune réponse. » En sortant cette nuit d’un dîner avec des élus, Emmanuel Macron n’a donc pas voulu commenter les révélations concernant l’un de ses collaborateurs à l’Elysée.

En venant en Dordogne en plein été, une destination touristique, Emmanuel Macron comptait poursuivre la séquence positive entamée avec la victoire des Bleus. Voilà une affaire dont il se serait bien passé. Car pour une partie de l’opposition, la sanction est beaucoup trop faible, notamment pour plusieurs députés de La France insoumise.

rfi